Le S.I.H.H. ouvre ses portes (mais pas pour tout le monde)
Genève accueille depuis hier le Salon International de la Haute Horlogerie, un des salons les plus prestigieux dans le domaine du luxe. Bien entendu, le très haut luxe se veut élitiste et se réserve exclusivité et mystère : n'entre pas qui veut ! L'entrée est exclusivement réservée aux invités, professionnels ou clients choyés...

Ce luxe que l’on dit hors d'atteinte des aléas de l'économie ou de la politique peine tout de même en ce moment : les montres dont le prix est compris entre 500 et 3000 francs suisses ont subi un recul de 30% (en novembre) ; au-delà de cette fourchette les ventes n’ont enregistré eux qu’une chute de 5,4%... C'est précisemment ce segment de produits que vise le S.I.H.H. et les marques qui le composent, 17 seulement, dont la plupart appartiennent au groupe Richemont.
La crise égratigne cependant le marché de l'horlogerie haut de gamme qui s'envolait vers des sommets enivrants. "Le premier semestre 2009 sera assez sévère. Et des victimes ne sont pas à exclure surtout si elles ont principalement misé sur le marché américain, très atteint.»
En attendant, quelques privilégiés pourront admirer des oeuvres d'art horlogères (une cinquantaine tout au plus). Certaines ont nécessité plus de deux ans de travail, autant dire que leur prix est (presque) inestimable. «Les pièces sont acheminées par trois gardes armés au volant de deux camions blindés», précise Paolo Salini, directeur de Ferrari Expéditions. Valeur estimée de la marchandise: entre 5 et 7 millions de francs.
Petit détail savoureux : l'organisation de ce salon va coûter environ 25 millions de francs (suisses évidemment).
Pour plus d'information, consulter le site de la Tribune de Genève