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Publié le par CRP Passerane

Quelles sont les perspectives pour l'année 2009 ? Nul ne le sait mais sans aucun doute, le Salon International de la Haute Horlogerie qui se tient en ce moment à Genève va donner des éléments de réponse.

Pourtant, les acteurs du secteur semblent d'accord sur le fait que l'horlogerie de très haut de gamme ne devrait pas trop souffrir. Si les montres d'entrée ou de moyenne gamme sont vivement touchées par la crise, les pièces d'exception dont les prix peuvent atteindre des centaines de milliers d'euros pourraient maintenir leurs ventes.

Richar Mille, par exemple, explique : « Notre production est structurellement limitée par les technologies de pointe que nous utilisons. Si la crise fait diminuer le nombre de nos clients, ils restent suffisamment nombreux de par le monde pour nous assurer un avenir plus que prometteur. A titre d'exemple, le carnet de commandes pour notre nouvelle montre de plongée est rempli sur plus de dix ans, à raison d'une fabrication de huit pièces par an. »

Tourbillon, répétition minute et quantième perpétuel sauveront-ils l'horlogerie du marasme ?

« En période de crise boursière, la haute horlogerie peut devenir une valeur refuge, comme le précise Jean Lassaussois, le propriétaire des boutiques Les Montres, à Paris. Le succès que connaissent les grandes complications lors des ventes aux enchères en est la meilleure preuve. Les belles mécaniques s'imposent de plus en plus comme un placement plaisir au même titre que les œuvres d'art. La notion de patrimoine durable et transmissible est un facteur d'achat pour les clients. »

Le gyrotourbillon de Jaeger-Lecoultre

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