LE RENOUVEAU DE L'HORLOGERIE FRANCAISE
UN CERTIFICAT DE CHRONOMETRIE 100% FRANCAIS !
L’Observatoire de Besançon (université de Franche-Comté) s’apprête à relancer un certificat de chronométrie 100 % français, directement concurrent des certificats suisse (COSC) et allemand (Glashütte).
L’activité métrologique (contrôle de la précision d’un mécanisme) n’a jamais cessé, mais l’Observatoire ne certifiait plus, ces dernières années, que quelques dizaines de montres, à l’exception d’une part notable de la production de la manufacture Roger Dubuis, qui a mis en place, pour toutes ses montres mécaniques, une procédure originale de télé-certification chronométrique, avec une vérification à distance par horloge atomique et GPS.
La certification chronométrique assurée par l’Observatoire de Besançon est « officielle » et elle bénéficie d’une garantie de l’Etat français à travers le contrôle du LNE (laboratoire national). Les spécifications retenues sont celles de la norme européenne ISO 3159.
Aujourd’hui, faute de matériels et de personnels appropriés, l’Observatoire de Besançon serait bien en peine de certifier beaucoup plus de montres qu’il n’en contrôle. Décidé par l’université qui gère l’Observatoire, un plan d’investissement prévoit de mettre en place, d’ici à la fin de l’année, des équipements et des procédures capables de traiter plusieurs milliers de montres par an.
La certification « à la française » – concurrente de celle du COSC (Contrôle officiel suisse des chronomètres) et de l’Observatoire de Glashütte (Allemagne) – passerait ainsi d’un stade purement ponctuel et artisanal à une capacité industrielle et commerciale.
L’Observatoire de Besançon présenterait même des avantages par rapport à la certification opérée par le COSC.
D’un prix probablement inférieur au coût d’accès et au coût logistique pratiqués par le COSC, Besançon proposerait de certifier, dans des délais d’immobilisation raisonnables (trois semaines), non seulement des mouvements de base, mais également des mouvements compliqués avec leurs planches additionnelles (ce que ne fait pas le COSC), des mouvements emboîtés et même des montres finies avec bracelet.
Ce qui est aujourd’hui impossible à réaliser en Suisse, sauf sous certaines conditions avec le label Qualité Fleurier, lui-même d’un accès très limité par sa faible capacité de traitement.
C’est une excellente nouvelle, qui valide la prise en compte des intérêts horlogers par les pouvoirs publics, même si l’investissement de l’Observatoire de Besançon n’a pas réclamé d’argent public : il s’agit seulement – mais c’est très intelligent et très avisé – de la « valorisation » commerciale d’un potentiel universitaire sousemployé alors qu'il serait très utile sur le marché.
Article complet accessible grâce au lien suivant : http://www.worldtempus.com/wt/1/11615/5687