DEONTOLOGIE
REFLEXION QUE LOIC MIOSSEC ET MICHEL DE ZORZI, formateurs en horlogerie, POSENT A TOUT PROFESSIONNEL DE CE SECTEUR :
ET NOUS, HORLOGERS, NOTRE DEONTOLOGIE ?
Nous apprenons et exerçons un métier manuel, manufacturé, artisanal riche de plusieurs siècles, et en constante évolution. Les machines nous aident dans la fabrication mais notre geste, lui, n’a pas changé. Le coup de lime et la façon de redresser un spiral sont les mêmes. A force de patience, d’attention, rigueur mais surtout de respect envers les mécaniques et les hommes qui les ont créés, nous parvenons à atteindre un niveau d’exigence que réclame ce métier. Notre apprentissage nous à coûté, mais quelle satisfaction et quel honneur d’être celui qui sait réparer dans le respect de l‘ouvrage manufacturé. Alors que dirions nous si un jour, installés à notre compte, un vendeur à la sauvette vendait devant notre vitrine en toute illégalité des copies de nos montres, trois fois moins chères ? Accepterions nous de les réparer ensuite ? Accepterions nous, si nous fabriquions des montres portant notre nom, qu’un individu vende des copies et en retire des bénéfices ? Au delà de tout cela, si un client se présente avec une contrefaçon, devons nous l’en informer et lui dire que nous ne réparons pas ce type de montres au risque de perdre ce client ? La réponse est claire, OUI. Un client de ce type ne sera jamais un acheteur pour un horloger, car il ne cherche pas le garde-temps original mais l’image de celui-ci. Deuxième cas, un client se présente avec une contrefaçon, nous acceptons de prendre en charge la réparation sans l’informer du caractère délictueux de l’objet. Outre le fait qu’il sera difficile de trouver des pièces, voire impossible, il se peut que le client au retour réclame sa montre mais une vraie cette fois ci…(déjà arrivé). Alors doit t-on se corrompre pour un produit qui n’en vaut pas la peine et qui permet à certains de s’enrichir frauduleusement sur le compte d’une main d’œuvre exploitée ? La question est posée. Pour y répondre, ou proposer vos remarques, vous pouvez cliquer ci-dessous sur "Ajouter un commentaire"