Un certain regard sur la crise

Publié le par CRP Passerane

La crise financière, l’assèchement du marché de crédit, l’effondrement de nombreux instituts bancaires ont projeté la planète luxe vers des lendemains moins enchanteurs. C’est que la clientèle cible de ces compagnies, banquiers inondés de bonus, fortunes boursières et autres patrimoines familiaux sont immanquablement touchés par la baisse des marchés, les licenciements opérés par milliers sur les places financières et, partant, par l’inéluctable ralentissement économique.

Cependant, en période d’incertitude, les investisseurs privilégient les marchés les moins touchés par les actifs financiers classiques : ils recherchent des valeurs sûres, et l'horlogerie en est une. Ainsi, les créateurs horlogers vivent sur des carnets de commandes remplis pour plusieurs années. Et les grandes marques reportent leurs forces sur des marchés encore porteurs comme en Asie.

Le coup de froid est certes bien réel et la réaction des Maisons horlogère ne peut être comprise autrement que comme un sévère avis de tempête. Le plus surprenant reste toutefois la rapidité avec laquelle le vent a tourné. Seule certitude à ce jour, l’horlogerie suisse a connu un cycle de croissance comme elle n’en avait jamais connu par le passé ; les acquis qu'elle a engrangés sont des arguments de poids pour faire face à des jours moins roses.

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